24.01.2007
Finistère d'Avenir et les élections présidentielle/législatives : réponse à Erwan Didalvez et Jean-Paul Kerdoncuff
Les élus d'une Chambre d'agriculture sont au service des agriculteurs et défendent une profession et non des couleurs politiques. Aussi, la liste Finistère d'Avenir n'a pas de positionnement politique, c'est avant tout une liste professionnelle.
Cependant, nous avons des messages et des questions à poser aux candidats que ce soit pour les élections présidentielles ou législatives.
Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux. En outre, de moins en moins d'élus politiques ont une connaissance de ce qu'est l'agriculture aujourd'hui : sécurité alimentaire, qualité, innovation, recherche, formation, emploi, aménagement du territoire, environnement, contribution à la balance commerciale via les exportations, etc. L'agriculture, c'est un secteur économique et sociale formidable !
Dans le Finistère, une commune rurale moyenne, c'est : 40 exploitations, 92 emplois (équivalent temps plein) et 11 millions d'euros/an de chiffre d'affaires.
Nous voulons, également, leur rappeler que l'agriculteur, en tant que gestionnaire majeur de l'espace, est l'un des garants de l'aménagement de notre territoire et de notre environnement. Il contribue à l'entretien des zones humides, à la gestion d'un bocage vivant et diversifié et, à la préservation des ressources, de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques.
Il n'y a pas un Etat au monde qui ne soutienne pas son agriculture. Nous demandons aux politiques d'affirmer que les aides compensatoires, perçues par les agriculteurs, ont tout d'abord permis de baisser la part de l'alimentation dans le panier de la ménagère et ainsi permettre l'accroissement du pouvoir d'achat pour les services notamment (loisirs, informatique, téléphonie).
Nous demandons aux politiques de reconnaître et de faire savoir le travail des agriculteurs en matière environnementale ! Et par conséquence, d'arrêter la surenchère administrative et réglementaire.
A l'heure où les citoyens européens et français se rendent compte des conséquences liées à notre dépendance énergétique, nous leur demandons de se battre pour conserver une certaine indépendance alimentaire et faire prévaloir la préférence communautaire. Nous leur demandons de ne pas brader l'agriculture pour les services et l'industrie.
Les politiques ne doivent pas seulement gagner la confiance des agriculteurs, ils doivent leur faire confiance pour mener à bien dans l'avenir un secteur, créateur de valeurs, de richesses et d'emplois.
Nous pourrions approfondir tous ces sujets pendant des heures, mais cela n'est qu'une esquisse sur un blog ! Vous pouvez mieux connaitre les valeurs que portent les agriculteurs de la FDSEA du Finistère en consultant www.fdsea29.fr
Dans tous les cas, nous mettrons tout en oeuvre pour que l'agriculture soit un sujet majeur dans les débats de politique générale.
22:30 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, élection, président, environnement, diversification, ville, avenir









Commentaires
Bretagne Réunie – CUAB- BP 49032 - 44090 Nantes/Naoned cedex 1
Tél : 06 32 01 86 07 site: www.cuab.org - Mail : contact@cuab.org
Nantes le 18 Janvier 2007,
Objet : questions aux listes candidates aux élections Chambre d’agriculture
Madame,Monsieur,
Bretagne Réunie -CUAB est une association regroupant les acteurs de la société civile, dont le seul objet, unitaire et apolitique, est la réunification de la Bretagne. Créé en 1980, nous regroupons 950 adhérents individuels et près d'une centaine d'associations. La loire- Atlantique, bretonne depuis un millénaire a été séparée arbitrairement de la Bretagne depuis 1941, découpage repris par les gouvernements successifs malgré les avis locaux contraires.
Nous avons initié un travail constant, émanant de la société civile bretonne, qui favorise le débat avec les élus et encourage la production de travaux d’experts. Ce travail citoyen, les manifestations publiques et les sondages sur ce thème ont démontré l’existence d’un primat de la réunification de la Bretagne. Nous travaillons afin que les attentes majoritaires de l’opinion publique bretonne et ce que la loi précise, soient respectées.
Les conditions pour lancer le processus légal de la réunification sont réunies : il est possible de modifier les limites de la Région Bretagne par le retour de la Loire-Atlantique, selon l'article L 4122-1 du Code des Collectivités Territoriales et par la révision constitutionnelle de 2003, permettant le referendum local.
Dans ce contexte le Conseil général de Loire Atlantique et le Conseil Régional de Bretagne ont en juillet 2 001, puis en 2004, voté des vœux à l’unanimité en faveur de la réunification de la Bretagne : les conditions pour lancer le processus législatif sont donc réunies.
Depuis, une commission mixte comprenant des élus du Conseil général de Loire Atlantique et du Conseil Régional de Bretagne travaille sur des dossiers communs: tourisme, culture,….
- la Bretagne ainsi réunifiée, deviendrait, avec un PIB de 76 milliards d'euros (Eurostat 1998), la quatrième région française et la 28 ème région européenne (sur 211). La bretagne réunifiée verra sa place de grande région agricole française et européenne confortée...La loire-Atlantique pourra bénéficier de l'image internationale de la Bretagne...les retombées positives de la marque collective " Produit en Bretagne" (44 inclus) sont un bon exemple de réussite économique.
- les répercussions de la modification des limites de la Bretagne sur les régions voisines peuvent être réglées dans le sens de l'intérêt commun par la mise en place des nouvelles régions à l'échelle de l'Europe, notre réflexion sur l'organisation de l'Ouest en 4 régions, démontre la pertinence de travailler sur ce projet clair et à forte identification (Bretagne, Normandie, Poitou-Charentes-Vendée et Val de Loire fédérant les micro régions des ex-pays de la Loire et de l’ex-région centre). Une Bretagne réunifiée avec le pays nantais, n’empêche pas des coopérations .
La Charte des élus bretons pour la réunification de la Bretagne consolide notre propos, elle regroupe près de 4000 signatures d'élus locaux, régionaux et parlementaires dont plus de 300 Maires. Toutes les familles politiques démocratiques y sont représentées. Par ailleurs, des syndicats de salariés et des chefs d’entreprises se sont positionnés favorablement.
Les citoyens bretons posent le droit de maîtriser individuellement et collectivement leurs conditions d’existence matérielle et intellectuelle liées aux spécificités de leur patrimoine et de leur identité collective, nos concitoyens des cinq départements bretons revendiquent de participer comme acteur politique aux réformes touchant leur cité, leur région historique, leur État, leur communauté européenne, dans le respect des lois républicaines et de la démocratie.
Par votre réponse à ce courrier, nous souhaitons trouver un engagement à faire vivre la démocratie d’une façon moderne.
Vous sollicitez le mandat d’élu à la chambre d’agriculture, vous allez jouer un rôle capital lors des prochaines années en ce qui concerne l’Agriculture, ses productions, le lien avec les territoires et les hommes, l’organisation des structures professionnelles, les filières…
Nous vous demandons de bien vouloir répondre aux questions indépendantes l’une de l’autre, inspirée d’une demande constante et majoritaire de l’opinion de nos concitoyens des cinq départements bretons, dont les agriculteurs, et de leurs collectivités territoriales élues, afin de les informer sans aucune ambiguïté:
1- êtes-vous d’accord pour exiger du gouvernement, par une motion consulaire, qu’il saisisse le Parlement, dès la nouvelle législature, d’un projet de loi de réunification de la Bretagne (Côtes-d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire Atlantique et Morbihan) ?
2- êtes-vous prêt à prendre les initiatives consulaires agricoles liées à votre fonction, pour favoriser concrètement une coopération accrue entre les 5 chambres d’agriculture bretonnes, dans le domaine de la formation, recherche, diffusion, prospective et promotion des filières ?
3- êtes-vous prêt à vous engager à promouvoir l’identité bretonne des produits agricoles de Loire- Atlantique et à favoriser leur participation au sein des filières bretonnes de qualité ?
4- êtes-vous prêts à vous rapprocher de la commission mixte, comprenant des élus du Conseil général de Loire Atlantique et du Conseil Régional de Bretagne, pour travailler sur des dossiers communs relatif à votre mission consulaire agricole ?
Dans le but d’informer les électeurs agricoles et le public, merci de votre réponse.
En vous remerciant d'une réponse rapide, je vous prie de croire, Madame Monsieur, en l’expression de nos sentiments respectueux et républicains.
Jean-Yves Bourriau
Président de Bretagne Réunie
tél/fax: 02 51 78 83 12
Ecrit par : gilbert | 26.01.2007
1- Bien évidemment ! A choisir, s’il fallait rester à 4 départements, il est évident que le Finistère agricole choisirait la Loire-Atlantique plutôt que l’ Ille-et-Vilaine
2- Bien sûr, plus nous serons fédérés à l’ouest, meilleure portera notre voix à Paris et Bruxelles. C’est tout l’enjeu que nous souhaitons mettre en œuvre au niveau des chambres d’agriculture bretonnes.
3- « Produit en Bretagne » est une initiative d’Entrepreneurs du Finistère. Leur volonté de mettre en valeur les produits bretons se traduit aujourd’hui par un Président de Loire-Atlantique.
4- Nous sommes, bien sûr, à leur disposition pour échanger et faire partager notre vision de l’agriculture de demain. Mais, avant tout, il conviendrait que tout politique, de quelque bord qu'il soit, affiche et s'affiche comme étant un ardent défenseur de l'agriculture dans notre Bretagne à 5 départements. Car l'avenir de notre région ne se fera que par un réel engagement pour une agriculture et un secteur agroalimentaire dynamiques, indispensables à la création de richesses et d'emplois.
Ecrit par : Thierry Merret | 26.01.2007
Vous avez écrit : "Nous voulons, également, leur rappeler que l'agriculteur, en tant que gestionnaire majeur de l'espace, est l'un des garants de l'aménagement de notre territoire et de notre environnement. Il contribue à l'entretien des zones humides, à la gestion d'un bocage vivant et diversifié et, à la préservation des ressources, de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques." C'est ce que nous souhaiterions, mais ce n'est malheureusement pas vrai! Regardez dans quel état réel est notre bocage à bien des endroits! Regardez combien nous avons perdu de zones humides sur ces 50 dernières années! Regardez où en est réellement la qualité de nos eaux malgré les sommes incroyables qui ont été investies par la puissance publique pour reconquérir un peu de qualité! S'il est vrai qu'il y a eu une certaine prise de conscience et des efforts de la part des exploitants agricoles (je n'ai pas dit agriculteurs), nous sommes encore loin du compte. Vous ne comprenez pas qu'on ne vous fasse pas entièrement confiance, mais comment le pourrait-on? Quand pendant plus de 30 ans vous avez oublié le bon sens paysan, que vous avez arraché haies et talus (et vous continuez même si la puissance publique subventionne leur reconstruction), vous avez consommé toujours plus d'engrais, toujours plus d'herbicides et de pesticides (il faut maintenant que la puissance publique subventionne les études pour des plans d'épandage raisonnés!), quand vous nous avez inventé la culture et l'élevage hors sol!, quand vous êtes allés jusqu'à donner des farines animales à nos bovins! Avouez que vous êtes mal placés pour nous dire que nous n'y connaissons rien et que vous êtes les meilleurs défenseurs de l'environnement! Au lieu de prendre la société de haut et d'être persuadés que vous êtes parfaits mais que ce sont les autres qui ne le savent pas, il vaudrait mieux un peu plus d'humilité et la volonté d'un réel dialogue. Car nous, nous souhaitons plus d'agriculteurs (car nous les aimons ) et un peu moins d'exploitants. Nous ne souhaitons pas la surenchère administrative mais faut-il quand même que nous soyons garantis contre les mauvaises habitudes qui hélas perdurent parfois. Soyez honnêtes et dites nous réellement quelles sont les bonnes mesures environnementales qui seraient appliquées sans contrainte réglementaire?
Vous dites par ailleurs : Nous leur demandons de ne pas brader l'agriculture pour les services et l'industrie. ", faisant allusion aux négociations OMC du cycle de Doha. Mais n'est-ce pas vous mêmes qui avez bradé l'agriculture en voulant être des industriels de l'agriculture, des exploitants agricoles (voir les négociations pour la Loi d'Orientation Agricole)? "Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux" dites vous, mais qui en est responsable? Peut être est-ce ceux qui ont voulu produire toujours plus, effondrant ainsi les cours et obligeant l'élimination des uns pour agrandir toujours plus les exploitations des autres (alors que beaucoup étaient obligés de partir,nous connaissons en Bretagne quelques bonnes fortunes !!!). Vous voudriez une protection vis à vis des marchés extérieurs (nous aussi), mais vous voulez situer l'agriculture française à l'exportation pour nourrir le monde (et pas seulement l'Europe!). Si les petits exploitants souffrent, d'autres se rêvent en grands industriels de l'agriculture spéculant sur les marchés mondiaux!
Il faut choisir! Nous ne soutiendrons pas (et la société toute entière ne soutiendra pas) cette agriculture hyper industrielle, polluante, déstructurante de nos territoires ruraux, qui rêve de la conquête du monde , qui ne sait plus ce que c'est qu'une terre, un terroir, un sol, un climat, qui nous fait du poulet en batterie pour terminer au Brésil, qui nous fait de la tomate hors sol, industrielle, sous serre chauffée au fuel.
Si on nous parle d'une agriculture d'exploitations moyennes, respectueuse de l'environnement et des autres, s'appuyant sur le terroir et ses spécificités pour produire des aliments de goût et de qualité dans le cadre de l'approvisionnement de l'Europe, nous serons là pour dialoguer et se battre aux côtés des agriculteurs pour des rémunérations honnêtes, contre les excès de la grande distribution, contre le démantèlement des barrières douanières. Topons là!
Ecrit par : Piquet-Pellorce Daniel | 29.01.2007
merci de votre réponse, nous en prenons acte,
1- vous êtes prononcés pour la réunification de la Bretagne, nous suivrons donc avec intérêt les sessions de la chambre départementale et régionale sur le vote d'une motion dans ce sens.
nous ne commenterons pas vos rapports avec le 35, nous souhaitons une bretagne réunie à 5 !...mais il est certain que malgré la débretonnisation imposée aux habitants du 44 par les institutions, l'exclusion de nombreuses structures bretonnes et la propagande de la région pays de loire, l'identité bretonne du 44 résiste et est proportionnelement plus dynamique que dans d'autres pays de haute-bretagne gallèse...le 44 présente des atouts agricoles et constitue la porte internationale de la Bretagne (cf livres et conférence du géographe Jean Ollivro) !
2- vous êtes favorables une coopération entre les 5 chambres départementales bretonnes, jusqu'alors elle a été peu concrétisée...
nous espérons que ce sera le cas quelque soit leurs étiquêtes syndicales majoritaires. En outre, pour nous il faut privilegier un rapprochement entre les 5 départements bretons: c'est le noyau dur, décisionnel et cohérent...
le grand ouest n'est pas un ensemble cohérent et viable, il est mou et sans identité interne et externe(cf position unanime du conseil régional b4), il n'est qu'un niveau de coopération, un prétexte de technocrate centraliste, il risquerait d'isoler la pointe bretonne et de nier notre identité bretonne.
3- la marque produit en Bretagne est une association qui comprends statutairement des adhérents du 44, oû le finistère à joué un rôle d'initiateur et a effectivement un président du 44...
par contre, les chambres de la région administrative bretagne à 4, ont crée une fédération des filières bretonnes de qualité, statutairement non ouverte aux structures du 44...alors que des signes de qualité tel le sarrazin igp ou autres signes label rouget et aoc couvrent le 44 !
il faudra revoir cela...
en outre, il faudrait etre plus solidaire des producteurs du 44 qui affirment la bretonnité de leurs vins par exemple http://www.cuab.org/communique/19402.html
la Bretagne n'appartient pas qu'aux 4 départemnts de la région raccourcie des prefets b4, le 44 n'a pas à souffrir d'exclusion !
4-nous prenons note de votre volonté d'ouverture vers la commission mixte région bretagne:conseil général 44...nous sommes en dehors des polémiques vis à vis de l'agricuture et surtout des sujets externes à nos statuts; nous partageons le souhait d'une bretagne vivante, dynamique et réunifiée. nous sommes à votre disposition pour échanger . association Bretagne Réunie cuab www.cuab.org
Ecrit par : bretagne réunie cuab | 31.01.2007
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