25.01.2007

Thème 4 : La baisse du nombre d'exploitants est-elle inéluctable ?





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24.01.2007

Finistère d'Avenir et les élections présidentielle/législatives : réponse à Erwan Didalvez et Jean-Paul Kerdoncuff

Les élus d'une Chambre d'agriculture sont au service des agriculteurs et défendent une profession et non des couleurs politiques. Aussi, la liste Finistère d'Avenir n'a pas de positionnement politique, c'est avant tout une liste professionnelle.

 

Cependant, nous avons des messages et des questions à poser aux candidats que ce soit pour les élections présidentielles ou législatives.

 

Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux. En outre, de moins en moins d'élus politiques ont une connaissance de ce qu'est l'agriculture aujourd'hui : sécurité alimentaire, qualité, innovation, recherche, formation, emploi, aménagement du territoire, environnement, contribution à la balance commerciale via les exportations, etc. L'agriculture, c'est un secteur économique et sociale formidable !

Dans le Finistère, une commune rurale moyenne, c'est : 40 exploitations, 92 emplois (équivalent temps plein) et 11 millions d'euros/an de chiffre d'affaires.

Nous voulons, également, leur rappeler que l'agriculteur, en tant que gestionnaire majeur de l'espace, est l'un des garants de l'aménagement de notre territoire et de notre environnement. Il contribue à l'entretien des zones humides, à la gestion d'un bocage vivant et diversifié et, à la préservation des ressources, de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques.

Il n'y a pas un Etat au monde qui ne soutienne pas son agriculture. Nous demandons aux politiques d'affirmer que les aides compensatoires, perçues par les agriculteurs, ont tout d'abord permis de baisser la part de l'alimentation dans le panier de la ménagère et ainsi permettre l'accroissement du pouvoir d'achat pour les services notamment (loisirs, informatique, téléphonie).

Nous demandons aux politiques de reconnaître et de faire savoir le travail des agriculteurs en matière environnementale ! Et par conséquence, d'arrêter la surenchère administrative et réglementaire.

A l'heure où les citoyens européens et français se rendent compte des conséquences liées à notre dépendance énergétique, nous leur demandons de se battre pour conserver une certaine indépendance alimentaire et faire prévaloir la préférence communautaire. Nous leur demandons de ne pas brader l'agriculture pour les services et l'industrie. 

Les politiques ne doivent pas seulement gagner la confiance des agriculteurs, ils doivent leur faire confiance pour mener à bien dans l'avenir un secteur, créateur de valeurs, de richesses et d'emplois.

Nous pourrions approfondir tous ces sujets pendant des heures, mais cela n'est qu'une esquisse sur un blog ! Vous pouvez mieux connaitre les valeurs que portent les agriculteurs de la FDSEA du Finistère en consultant www.fdsea29.fr


Dans tous les cas, nous mettrons tout en oeuvre pour que l'agriculture soit un sujet majeur dans les débats de politique générale.

Présidence de la Chambre régionale : réponse à Erwan Didalvez

En agriculture comme dans les autres secteurs d’activités, l’hégémonie rennaise pèse. Rennes est plus près de Paris que de Brest ! Aussi, pour défendre les intérêts de la pointe ouest de Bretagne, il est important que des représentants finistériens soient très présents au plan régional.On a souvent reproché à Brest de ne pas penser à son arrière-pays. Il est profondément choquant que Rennes regarde plus Paris que son arrière-pays !
Un président de Chambre Régionale finistérien pensera, lui, à toute la Bretagne afin de faire front commun contre Paris et Bruxelles. D’où l’importance que les électeurs agricoles votent massivement pour Jacques Jaouen en oubliant leurs rancoeurs ou reproches, pour faire de leur vote, un vote utile !

23.01.2007

Voter Jacques Jaouen, c'est voter utile et faire avancer le Finistère et la Bretagne agricoles

Les agriculteurs votent actuellement pour leurs représentants à la Chambre d'agriculture.

 

Durant trois semaines, les candidats de la liste Finistère d’Avenir, autour de Jacques Jaouen, ont sillonné l’ensemble du département et échanger avec plus de 1500 paysans au cours de 72 réunions sur des exploitations.

 

Au-delà des rancoeurs des uns ou des aspirations au changement des autres, une formidable envie de dialogue et d’échange s’est manifestée. Les agriculteurs ont posé de vraies questions : l’installation des jeunes, la rémunération de leur travail par le prix de leurs produits, l’optimisation des outils de production, l’urbanisation croissante, etc. Les réflexions partagées ont montré une réelle volonté des paysans de trouver des solutions d'avenir.

 

Autour de Jacques Jaouen, ces rencontres ont permis de mettre en valeur la force du réseau syndical, l'utilité de son action et sa volonté de mieux faire.

 

Le renouvellement des générations concerne tout le monde : jeunes, aînés et anciens. Unis au sein des listes Finistère d’Avenir, chacun a fait des propositions pour favoriser l’installation et la transmission.

 

Ensemble, et avec les autres départements bretons, le Finistère représente une part importante de l’agriculture française. Unis, les Bretons ont les moyens d’influer sur la politique française et européenne. Avec la confiance du plus grand nombre dans le département, la liste Finistère d’Avenir sera légitime pour faire entendre la voix agricole de la pointe de Bretagne. Fédérer et non diviser : là est la solution pour l’avenir de l’agriculture et de toute une région.

 

Confortés par les urnes, Jacques Jaouen et son équipe auront à coeur de proposer des pistes d'avenir pour tout un chacun, en prenant en compte les spécificités de chaque production, chaque mode de production ou de commercialisation, et les réalités de chaque territoire.

 

 

 

 

19.01.2007

Débat en breton sur ARVORIG FM (91.7 Mhz) le jeudi 25 janvier de 12h05 à 12h50

ARVORIG FM, radio locale en langue bretonne basée à Landerneau, organise un débat entre des représentants de chacune des listes en présence en vue des élections à la Chambre d'Agriculture du Finistère : André PAUL pour la FDSEA/ Finistère d'Avenir, Dominique POT pour la Confédération Paysanne et Pierre CORRE pour la Coordination Rurale.

Le débat sera diffusé sur ARVORIG FM (91.7 Mhz) et sur RADIO KERNE (92 Mhz) :

  • le jeudi 25 janvier 2007 de 12h05 à 12h50
  • rediffusé le jeudi soir de 18h à 18h45
  • rediffusé le vendredi 26 janvier de 10h à 10h45.

 

18.01.2007

Réponses à Erwan Didalvez

Erwan Didalvez : Cette opération intelligente et innovante lancée par Le Télégramme et SFR et bien exploitée par les agriculteurs suscite peu de questions. Est-ce que les agriculteurs devenus marginaux en nombre dans la population n'intéresseraient plus personne ?

 

C’est une bonne question ! Il est vrai que cette opération est organisée à l’occasion d’élections professionnelles méconnues du grand public. Le nombre de blogs (1 par liste et par département : 13 blogs !) sur le sujet ajoute peut-être de la confusion au débat sur l’agriculture pour des non initiés.

Nous espérons que les 13 jours de campagne restant permettront d’accroître les échanges à travers ce média.

 

 

 

Erwan Didalvez : J'ai trouvé la manif pour la défense des échalotes à Morlaix très astucieuse et très populaire. Les légumiers auraient-ils enfin compris que pour se mettre la population de son côté, il faut arrêter de casser ?

 

Les agriculteurs, qu’ils soient producteurs de choux-fleurs ou de lait, ont toujours fait des revendications dans le calme pour défendre leur métier et leur revenu. Le rôle  du syndicalisme est d’ailleurs de négocier en amont par la concertation et de façon posée. Néanmoins, lorsque les élus politiques font la sourde oreille et que les pouvoirs publics les ignorent et ne daignent pas fournir une réponse à leur attente, ils doivent en passer par les manifestations pour sensibiliser élus, administrations et grand public. Peut-être est-ce le système de fonctionnement de l’Etat français pour écouter et échanger avec ses citoyens ? Et, il arrive parfois, après des semaines ou des mois de non réponse, alors que les pouvoirs publics sont informés, que nous ne pouvons plus contenir le désarroi des producteurs.

 

Pour l’échalote de tradition, le dossier date de plus de 7 ans et le problème à l’origine est d’ordre juridique. Et nous avons perdu ! Ce dossier concerne directement les consommateurs contrairement à certaines demandes de producteurs (un dispositif de gestion des marchés en cas de crise n’a pas d’impact direct sur le consommateur si ce n’est sur le prix du produit ; c’est du chinois pour lui ! et ça ne l’intéresse pas à priori !) et il est donc plus facile de sensibiliser et de communiquer sur l’échalote de tradition que sur des mécanismes de gestion de marché. La différence entre un oignon et une échalote de tradition est compréhensible pour la grande majorité de la population et, cela intéresse le consommateur !

Pour les producteurs d’échalotes de tradition, le dossier n’est pas clos ! Le nouvel arrêté de commercialisation de l'échalote paru hier au JO est loin d’être satisfaisant… puisque des oignons pourront être commercialisés sous l’appellation « échalote de semis ». Le consommateur va être trompé sur la marchandise s’il n’est pas bien informé. Les producteurs d’échalotes de tradition attendent toujours la confirmation du soutien de l’Etat (300 000€ par an sur 5 ans) pour leur permettre de bien informer les consommateurs.

Thème 3 : Comment concilier agriculture et société ?





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15.01.2007

Plutôt que la France soit condamnée à payer, la FDSEA exigera la fermeture des prises d'eau incriminées dans les bassins versants dits " en contentieux "

En 1999, lors de la première saisine de la France sur les eaux superficielles, la procédure portait sur plus de trente prises d’eau ! Aujourd’hui, la question de la poursuite ou non de l’infraction à l’égard de la France ne porte plus que sur 5 à 6 prises d’eau ! C’est une réduction de plus de 80% du degré de l’infraction par rapport au nombre de prises d’eau ! Par ailleurs, la moyenne annuelle régionale estimée est de 27,9 mg/l pour 2005.

 

Pourtant côté bruxellois, il semblerait que les menaces évoquées (risque d’astreinte) soient désormais réelles ! Et bien sûr, elles pourraient être utilisées pour faire valoir un "plan de dépollution sévère" ou des "restrictions draconiennes supplémentaires à imposer en toute hâte à l’agriculture bretonne" !

 

Cela suffit ! Tous les experts savent que même avec un arrêt total de l’activité agricole autour de ces prises d’eau, cela ne permettrait pas d’atteindre le résultat dans l’instant ! Aussi, si nos responsables politiques ne sont pas capables d’arrêter cette machine infernale, la FDSEA exigera la fermeture de ces prises d’eau, plutôt que d’infliger de nouvelles contraintes supplémentaires à l’agriculture !